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Eduquer aux médias et à l'information : des actions au collège et au lycée

Par CAROLE CLEMENS, publié le mardi 9 juin 2026 11:00 - Mis à jour le mardi 9 juin 2026 11:07
Une expositions du CLEMI, des ateliers avec La Fabrique média et des séances d'EMI ont été mis en place au printemps pour former les élèves de 4ème et de 2de à un usage raisonné, critique et citoyen des médias

 

L'Education aux Médias et à l'Information (EMI) s'effectue tout au long du cursus scolaire et dans toutes les disciplines. Cette année encore des actions ont été menées plus spécifiquement à destination de toutes les classes de 4eme pour le collège et des classes de 2de pour le lycée à partir du mois de mars à l'occasion de la semaine de la Presse et des médias dans l'Ecole et jusqu'au 8 juin.

Le CDI accueillait en effet du 17 mars au 22 mai l'exposition réalisée par le CLEMI en partenariat avec la BNF, Histoires de fausses nouvelles. La classe de 2deD et toutes les classes de 4eme ont visité l'exposition et répondu à un quiz qui donnait lieu à une correction et à des échanges sur le sujet en cours de français ou d'EMC.

Cette première étape précédait pour les élèves de 4eme une séance animée par la professeure documentaliste sur les avantages et inconvénients de l’intelligence artificielle.

Il s’agissait de définir l’IA, de comparer des recherches sur moteurs de recherche avec des recherches sur les mêmes sujets avec des IA génératives pour faire apparaître dans quels cas l’IA est utile, et dans quels cas, il est davantage pertinent d’utiliser un moteur de recherche. Enfin, il s’agissait ensuite de lister les apports de l’IA et aussi ses impacts négatifs (environnementaux, éthiques, économiques, cognitifs…).

 

 

L’objectif était de faire réfléchir les élèves pour les orienter vers un usage responsable de l’IA.

L’action entre dans le cadre de l’EMC, l’EMI et l’histoire de l’art (la thématique choisie pour les 4eme étant Informer/Déformer).

Pour les élèves de seconde, ce sont les intervenantes de la Fabrique média, structure culturelle spécialisée dans les médias, leur fabrication et leur impact social qui ont proposé des ateliers autour du journalisme, de l’IA et du détournement d’images.

Les élèves de 2nde29, B et C ont travaillé sur l'atelier intitulé :"JOURNALISME : IA or not IA ?".  Après avoir été sensibilisés au fonctionnement des intelligences artificielles et du risque qu’elles présentent en termes de désinformation, les élèves ont été amenés à travailler en équipe pour produire un article de presse fictif avec l’assistance d’ intelligences artificielles génératives textuelles et graphiques. Les élèves ont pu expérimenter plusieurs IA génératives, mesurer leur potentiel et aussi leurs limites et les risques inhérents à leur utilisation.

Les élèves de 2deA ont travaillé sur l’atelier « Deepfake, ce film n’existe pas ».Cette fois, après avoir été sensibilisés au fonctionnement et aux usages des intelligences artificielles, les lycéens étaient amenés à réaliser une production numérique. En s’inspirant de fiches de présentation de film (type Allociné), les participant·e·s ont créé la promotion d’un film qui n’existe pas : titre, synopsis, affiche, photo de tournage, avis de la presse, interviews d’acteurs et actrices et même trailer… en utilisant les IA génératives. Les participant·e·s ont exploré ainsi les capacités de ces nouveaux outils et leurs limites. Ils.elles ont été amené·e·s, par la pratique, à aiguiser leur esprit critique, questionner la notion d’auteur et la relation au réel.

Les élèves de 2D ont travaillé quant à eux sur l’atelier « Votre version de l’histoire ». Dans cet atelier d’éducation à l’image, les participant·e·s sont amenés à détourner un film d’archives en proposant, grâce à une voix over , plusieurs versions de l’histoire, à la manière de “Lettre de Sibérie”, de Chris Marker. En créant leur vidéo, ils ont expérimenté à quel point il est facile de détourner, manipuler et falsifier le propos que véhiculent des images… 

Les ateliers de la Fabriqué média ont pu être menés grâce aux financements de la région Auvergne-Rhône-Alpes et à l’association Bibliothèque Scolaire Pour tous